discours du Président lors des cérémonies

Cérémonie du 18 juin 2015

Message de Mr Gabriel Pichon, Président Départemental de l’Union Fédérale des Anciens Combattants et Victimes de Guerre

 

Nous sommes réunis aujourd’hui pour célébrer  l’appel historique du 18 juin du Général De Gaulle à refuser la défaite et à poursuivre le combat contre l’ennemi.

 

Le 18 juin 1940, depuis Londres, le Général de Gaulle appelle les français à refuser la défaite et à poursuivre la guerre par tous les moyens disponibles,  partout dans le monde.  Refusant l’abaissement de la France, il conclut son appel en déclarant « Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas »

 

Tout au long des années sombres de l’occupation, la voix du Général continuera, après le 18 juin à accompagner les français. Cette voix, pour ceux qui l’entendaient, mais aussi pour tous les autres, qui savaient simplement qu’elle vibrait, se fut la voix de l’espoir.

 

Défi au présent, capacité à se projeter dans l’avenir au moment où la France a baissé les armes, cet appel est un commencement. Il annonce au moment même de la défaite le redressement de la France. Il donne le ton du combat politique et militaire qui conduit la France à siéger aux côtés des vainqueurs, celui grâce auquel elle retrouve sa place dans le concert des Nations.

 

Nous rendons aujourd’hui l’hommage au chef de la France libre. Nous nous souvenons de cette voix unique qui par les heures peut être les plus sombres de notre histoire a incarné la liberté.

 

Que cet hommage aille aussi à ces hommes et à ces femmes qui, dès le début de l’occupation ont rallié Londres pour devenir les premiers combattants français libres  ou ont commencé en France à créer les réseaux de la résistance intérieure. Toutes  ces forces  que le Général De Gaulle saura réunir.

 

L’appel du 18 juin 1940 résonne encore dans la mémoire de celles et ceux  qui constituaient alors l’avant garde d’une lutte pour défendre une certaine idée de la  France , de la République et de ses valeurs, «  Liberté, Egalité, Fraternité »  

 

Venus des cinq continents, de toutes origines et de toutes cultures, ils se  sont battus dans les rangs de la France libre, sous le soleil de libye ou dans la neige des Vosges la même ardeur et une même détermination  pour terrasser la barbarie nazie.

 

Au fronton de la crypte qui au Mont Valérien abrite seize corps de combattants, une phrase est gravée : « Nous sommes ici pour témoigner devant l’histoire que de 1939 à 1945, ses fils ont lutté pour que la France vive libre »

 

Cette phrase  dit à elle seule le sens de l’engagement de ces combats jusqu’au sacrifice suprême. Que cet engagement et ce sacrifice  qui permirent à la France d’être ce qu’elle est aujourd’hui demeurant un exemple pour les jeunes générations.

 

 

Je vous remercie

discours du 8 juin 2015

8 Juin Journée Nationale aux "Morts pour la France" en Indochine

 

Monsieur le Sous Préfet

Monsieur le Député

Madame la Vice Présidente du conseil départemental

Monsieur le conseiller départemental et Maire de Saint Livrade sur lot

Mesdames et Messieurs les maires du Canton de St Livrade sur Lot

Mesdames et Messieurs les élus,

Messieurs les Officiers Supérieurs et Officiers,

Mesdames et Messieurs les Présidents d’Associations,

Mesdames et Messieurs les Porte-Drapeaux,

Mesdames et Messieurs,

Chers Amis,

 

Nous sommes réunis aujourd’hui pour honorer nos compatriotes « Morts pour la France » en Indochine.

 

Depuis 2005, cette Journée Nationale d’Hommage, fixée au 8 juin, nous permet de rappeler à tous le sacrifice des 29.000 métropolitains, des 11.000 légionnaires, des 15.000 africains et nord-africains, et des 45.000 indochinois, morts au nom de la France, dans cette Indochine que tous s’accordent à appeler « la perle de l’Empire français ». L’ensemble du monde combattant  montre l’exemple, en commémorant chaque année cette Journée Nationale d’Hommage.

 

Nous devons honorer la mémoire de tous ces hommes disparus pour un idéal, pour leur pays, à des milliers de kilomètres de leurs villages, de leurs villes de métropole, de leurs djebels ou de leur brousse africaine.

N’oublions pas non plus nos frères d’armes indochinois qui se battaient parfois contre un frère, un cousin ou un parent du camp adverse.

Parachutistes, légionnaires, coloniaux, tirailleurs, gendarmes, marins, aviateurs, médecins, infirmières

Ils étaient jeunes. Ils sont morts au détour d’une piste, dans la boue d’une rizière, dans un camp de prisonniers.

 

Oui, ces hommes ont aimé passionnément cette terre, ce peuple, cette culture jusqu’à en mourir.

 

Tous ont payé un lourd tribu.

 

Malheureusement, l’éclat de leur bravoure rencontrera trop souvent, en métropole, l’indifférence ou l’incompréhension de leurs concitoyens.

 

La guerre d’indochine c’est aussi le Général Marcel Bigeard et sa fougue légendaire. Ce grand soldat de la guerre d’Indochine, au parcours exemplaire, disparu  le 18 juin 2010, et dont le nom restera intimement lié à ce terrible conflit.

 

Mais c’est également le lieutenant de vaisseau Pierre Guillaume dit le crabe tambours,

 

C’est le colonel Jean Leroy dit le roi de bentré,

 

C’est l’adjudant chef Roger Vanderberghe,

 

C’est le sergent chef Chatel, chef de maquis de mille partisans

 

Ce sont les convoyeuses de l’air Valérie André et Geneviève  de Galard, dit l’ange de Dien Bien Phu

 

C’est le Commandant Grauwin, le chirurgien de l’impossible.

Autant de personnages et il y en eut bien d’autres qui donnèrent un relief et une dimension unique à cette guerre d’indochine au cours de laquelle notre armée donna le meilleur d’elle même comme toujours et livra sa dernière grande bataille et acquit une réputation qui perdure aujourd’hui. 

 

 

 

Mesdames et Messieurs les autorités civils et militaires

Mesdames et Messieurs les élus

Mesdames et Messieurs les Présidents d’Associations,

Mesdames et Messieurs les Porte-Drapeaux,

Mesdames et Messieurs,

Chers Amis

 

Il est de notre devoir !

il est de notre conscience !

chaque fois qu’il est nécessaire, de rendre hommage  aux morts pour la France dont les monuments commémoratifs de nos villes et de nos villages conservent les noms. C’est tout le respect que nous pouvons apporter à nos frères d’armes tombés aux champs d’honneur.

 

Nous leurs rendons aujourd’hui  un hommage solennel !

Nous leurs rendons l’hommage de la République à tous ceux qui l’ont servi jusqu’à donner leur vie.

Que l’exemple de tous ceux qui sont tombés reste dans notre mémoire, dans la mémoire de notre patrie.

 

Je vous remercie.

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